Skip to content
helicopter landing on a patch of green grass with trees in background
https://aircharterservice-globalcontent-live.cphostaccess.com/images/france/new_blogs/962431_private-business-jet-flying-thumb_tcm53-44912.jpg

Les jets privés les plus rapides au monde, hier, aujourd’hui et demain : analyse comparative


Aujourd’hui, les jets privés ont la capacité de voler plus rapidement que certains avions commerciaux. Un article complet pour tout savoir sur les jets privés les plus rapides au monde, l’histoire des différents appareils et l’avenir de l’industrie.

Cet article propose une analyse détaillée des jets privés les plus rapides au monde, de l’histoire des différents appareils et de l’avenir de l’industrie.

Le jet privé le plus rapide au monde (Cessna Citation X+)

 Une citation de Cessna sur la piste d'atterrissage par temps nuageux
Une citation de Cessna sur la piste d'atterrissage par temps nuageux

Le Cessna Citation X+ est le jet privé le plus rapide au monde. Avec une vitesse de pointe de Mach 0,935 — inégalée pour un jet privé — il franchit quasiment le mur du son [1]. Hormis les jets privés, l’aéronef commercial le plus rapide de l’histoire est le Tupolev TU-144, qui atteint une vitesse supersonique de 2 420,209 km/h, tandis que le jet piloté le plus rapide au monde, le NASA X-15, offre une vitesse maximale de plus de 7 408,79 km/h. Quant aux vitesses extraterrestres, la sonde solaire Parker est considérée comme le vaisseau spatial le plus rapide avec une vitesse de pointe d’environ 692 018,964 km/h en direction du soleil, l’équivalent d’un vol New York-Tokyo en moins d’une minute.

Le record de vitesse au sol est détenu par la Hennessey Venon F5, la voiture la plus rapide au monde, avec une vitesse maximale de 484 km/h, ou Mach 0,392. Fabriquée par Remington Arms, le véhicule le plus rapide atteint 4 548 km/h, soit environ Mach 3,68. Quant au train le plus rapide, il s’agit du Shanghai Maglev, qui se déplace à 429 km/h ou Mach 0,348. La voiture électrique Tesla Roadster la plus rapide affiche une vitesse de pointe estimée à 400 km/h (Mach 0,325) ; quant à l’Hyperloop, il a battu tous les records avec une vitesse de 466 km/h (environ Mach 0,377) lors d’une compétition organisée par SpaceX.[2] L’hélicoptère le plus rapide, l’Eurocopter X, peut atteindre 471 km/h (Mach 0,382). Dans la catégorie des missiles de croisière, le BrahMos peut voyager à une vitesse de Mach 7.

Comparaison de vitesse entre les jets privés les plus rapides et les autres engins à haute vitesse

    ObjetVitesse maximale (Mach)    Classement    Fabricant
    Cessna Citation X+0.935    Subsonique        Cessna
    Tu-1441.96    Supersonique    Voronezh Aircraft Production Association, Tupolev OKB
    Boeing 7870.85    Subsonique    Boeing
    X-156.70    Hypersonique    North American Aviation
    Hennessey Venom0.392    Subsonique    Hennessey Performance Engineering
    17. Remington3.68    Supersonique    Remington Arms Company
    Parker Solar Probe560.43    Hypersonique    NASA
    Shanghai Maglev0.348    Subsonique    Siemens & ThyssenKrupp
    Hyperloop0.377    Subsonique    SpaceX
    BrahMos7    Hypersonique    NPO & DRDO
    Eurocopter X0.382    Subsonique    Airbus Helicopter

Les 10 jets privés les plus rapides au monde

Le tableau précédent démontre clairement que le Cessna Citation X+ dépasse la vitesse de certains modes de transport de passagers parmi les plus rapides de la planète. Comparons maintenant sa vitesse maximale à celle des autres jets privés. Pour ce faire, nous allons voir les 10 jets privés les plus rapides au monde.

Des jets d’affaires privés sur un tarmac.
Des jets d’affaires privés sur un tarmac.

1. Cessna Citation X+

Ce bijou moderne fabriqué par Textron Aviation affiche une portée maximale de 6 259,761 mn et une capacité de charge de 16 601 kg [3]. Ces excellentes performances ont cependant un coût : le prix de vente d’un Cessna Citation X+ neuf grimpe à environ 23 millions de dollars.

2. Gulfstream G600/G500

Gulfstream Aerospace Corporation, filiale de General Dynamics, fabrique le G600/G500, qui présente une vitesse de pointe de croisière proche de Mach 0,925[4], et une capacité de 18 passagers accompagnés d’un ou deux membres d’équipage. Ce modèle est en vente au prix de 53 millions de dollars, environ trois fois le prix du Cessna Citation X+, en raison de son poids au décollage supérieur (45 178 kg) et d’une autonomie maximale plus élevée (5 000 mn ou 9 200 km).

3. Cessna Citation X

Capable de transporter 13 personnes dont deux membres d’équipage[5], le troisième jet privé le plus rapide au monde atteint une vitesse maximale de Mach 0,92. Il offre une autonomie maximale de 2 890 mn ou 5 686 km ainsi qu’un poids au décollage de 16 374 kg. Fait surprenant, son prix est identique au Cessna Citation X+ pourtant plus rapide, en raison de coûts de production supérieurs.

4. Dassault Falcon 7X

En quatrième position, le Falcon 7X, du constructeur français Dassault Aviation, atteint une vitesse de pointe de Mach 0,90. Accueillant à son bord jusqu’à 12 passagers et deux membres d’équipage, ce jet peut parcourir 5 950 mn ou 11 019 km et transporter une charge maximale au décollage de 31 751 kg.[6] Le Dassault Falcon est proposé au tarif de 54 millions de dollars.

5. Gulfstream G650ER

Le G650ER propose l’autonomie la plus élevée parmi les jets privés les plus rapides, avec 7 500 mn.[7] Le cinquième jet privé le plus rapide au monde peut atteindre la vitesse maximale du Dassault Falcon 7X. Il se caractérise par sa robustesse, qui joue sur son poids élevé au décollage (4 672 kg), malgré sa capacité maximale limitée à 10 personnes.

6. Bombardier Global 6000

Le Bombardier Global 6000 est un jet d’affaires à grande cabine pouvant accueillir 19 passagers et quatre membres d’équipage. Sa vitesse et son autonomie sont comparables aux autres jets rapides : sa vitesse de pointe monte à Mach 0,89, et il se classe troisième en matière d’autonomie maximale, avec 6 000 mn ou 11 112 km.[8] Fabriqué au Canada par Bombardier Aerospace, il compte parmi les jets privés les plus chers sur le marché avec un prix de 73 millions de dollars.

7. Gulfstream G550

Autre modèle de General Dynamics, le Gulfstream G550 se classe septième en termes de vitesse maximale (Mach 0,885). Ses deux moteurs lui permettent de transporter 19 passagers et deux membres d’équipage avec un poids maximum au décollage de 4 127 kg, et une autonomie maximale de 6 750 mn ou 12 501 km. Pour acquérir ce jet, vous devrez débourser la somme de 62 millions de dollars.

8. & 9. Dassault Falcon 200LX and 900LX

Présentant des fonctionnalités comparables, ces aéronefs fabriqués par Dassault Aviation occupent ex aequo les huitième et neuvième places de ce classement. Les modèles Falcon 2000LX et Falcon 900LX offrent tous deux une vitesse de pointe de Mach 0,85 et une autonomie comprise entre 4 000 et 4 750 mn. Bien que le 2000LX puisse transporter 19 passagers et deux membres d’équipage contre 10 passagers et deux membres d’équipage pour le 900LX, le prix de ce dernier est supérieur (43 millions de dollars contre 33) en raison de sa meilleure qualité de fabrication, de sa plus grande autonomie et de son poids au décollage plus élevé.

10. Cessna Citation Longitude

Le Cessna Citation Longitude de Textron Aviation prend la dernière place de cette liste avec une vitesse maximale nominale de 0,84 Mach, une autonomie de 3 500 mn et un poids au décollage de 17 917 kg. Proposé à un tarif de 27 millions de dollars, il peut accueillir au maximum 12 personnes à bord[9], dont deux membres d’équipage.

Pour découvrir la vitesse des plus grands jets privés du marché, lisez dès maintenant cet article sur les avions commerciaux les plus rapides au monde. today

Tableau : Les 10 jets privés les plus rapides au monde

    Classement    Vitesse (Mach)Prix (millions de dollars)Poids au décollage (kg)    Modèle                                    Fabricant                                            Autonomie maximale (mn)    Pays            
1    0.935            23                36,600            Cessna Citation X+    Cessna Textron Aviation        3,460           États-Unis
20.9256599,600    Gulfstream G600/500    General Dynamics Gulfstream Aerospace5,000   États-Unis
30.922336,100    Cessna Citation X    Cessna Textron Aviation2,890   États-Unis
40.905470,000    Dassault Falcon 7X    Dassault Aviation5,950    France
50.9027103,600    Gulfstream G650ER    General Dynamics Gulfstream Aerospace7,500    États-Unis
60.897398,100    Bombardier Global 6000    Bombardier Aerospace6,000    Canada
70.856291,000    Gulfstream G550    General Dynamics Gulfstream Aerospace6,750    États-Unis
80.853342,800    Dassault Falcon 7X    Dassault Aviation4,000    France
90.844349,000    Dassault Falcon 900LX    Dassault Aviation4,750    France
100.842739,500    Cessna Citation Longitude    Cessna Textron Aviation3,500    États-Unis

En consultant le tableau ci-dessus, vous pourrez observer que le prix des jets privés varie en fonction de nombreux facteurs, notamment la vitesse, l’autonomie, la taille, la charge au décollage, le modèle et le fabricant. La section suivante fournit quelques éclaircissements sur l’histoire de la conception des jets privés afin de mieux comprendre l’évolution de ce secteur.

Chronologie : les jets privés les plus rapides (de 1980 à aujourd’hui)

Un avion de ligne des années 50 au sol en noir et blanc
Un avion de ligne des années 50 au sol en noir et blanc

Bien que l’histoire des jets privés remonte aux années 50 et 60, cet article aborde l’ère moderne, caractérisée par le développement rapide et dynamique de la conception structurelle, électrique et mécanique des jets.

  • Présenté en 1984, le Dassault Aviation Falcon 900 était l’un des premiers jets privés modernes et constitue le seul modèle de l’époque à être encore exploité à l’heure actuelle. Suite à l’excellent accueil reçu par ce jet, l’entreprise lance le Falcon 2000 en 1992, qui jouit également d’une bonne réputation parmi ses clients. [10]
  • La révolution suivante en termes de vitesse survient avec le Cessna Citation X. Textron Aviation commence à développer ce jet unique en 1990[11], avant de le commercialiser à partir de 1995[12]. En réponse à l’accueil favorable des clients et à sa popularité, l’entreprise construit 338 unités, avant d’annoncer la fin de la production en 2018. On estime à 309 le nombre d’appareils encore exploités à travers le monde. [13]
  • Bombardier Aerospace commence à développer la série Global Express en 1991, avant son lancement en 1993 et un premier vol en 1996. Le Global Express 6000 est le modèle le plus rapide de la série. La version avancée, annoncée en 2003, entre en service en 2006.
  • Dassault Aviation présente le Falcon 7X en 2001 au Salon de l’aéronautique de Paris ; l’appareil opérera son premier vol commercial quatre ans plus tard, après avoir obtenu les certifications FAA et EASA en 2007.
  • General Dynamics lance le Gulfstream 550 en 2002. Propulsé par des moteurs Rolls-Royce, ce jet présente une autonomie de 6 750 mn et une vitesse de pointe de Mach 0,885. En 2009, l’entreprise présente son jet le plus rapide, le Gulfstream G650, dont la technologie de pointe permet d’offrir une expérience de vol des plus luxueuses. Actuellement deuxième jet privé le plus rapide au monde, il a été fabriqué et commercialisé à plus de 300 exemplaires dans le monde entier.
  • Capitalisant sur le succès du Cessna Citation X, Textron Aviation présente en 2012 le Cessna Citation X+, qui détient aujourd’hui encore le record du jet privé le plus rapide au monde. La production commerciale du jet débute en 2013, et 27 appareils sont actuellement exploités à travers le monde.
  • Les modèles Gulfstream G600/G500 sont dévoilés en 2014 en réponse à la demande croissante des clients pour une cabine plus spacieuse et une vitesse de croisière plus importante[14], alliées à l’amélioration du fuselage et des ailes. Une version longue autonomie du Gulfstream G650, le G650ER, a également été lancée. Celle-ci offre une meilleure autonomie et une consommation de carburant réduite pour un prix d’achat plus élevé.
  • Le développement du Cessna Citation Longitude est annoncé en 2012, et le premier vol de cet avion révolutionnaire de taille moyenne a lieu en 2016. [15]

Historique chronologique des jets privés les plus rapides

    ModèleDate de présentation (année)Vitesse maximale (Mach)
    Dassault Falcon 90019840.87
    Dassault Falcon 2000LX19920.92
    Cessna Citation X19950.92
    Bombardier Global 600019960.89
    Dassault Falcon 7X20010.90
    Gulfstream G55020020.885
    Gulfstream G65020090.85
    Cessna Citation X+20120.935
    Gulfstream G600/50020140.925
    Gulfstream G650ER20140.85

La section ci-après traite de l’évolution des jets privés et des évènements ayant ponctué cette période de développement.

Bref historique de l’évolution des jets privés

Avec la mondialisation, qui incite les dirigeants de multinationales, les célébrités et les leaders de la planète à parcourir la planète de plus en plus fréquemment, ces dernières années ont vu croître la popularité des jets privés. Le secteur connaît actuellement une période de forte croissance en raison de l’accroissement de la demande d’appareils plus rapides, confortables, rentables et efficaces. Nous sommes bien loin des balbutiements de l’industrie, caractérisés par la faiblesse de la demande et des avancées technologiques.

L’irruption rapide des technologies militaires a accéléré le développement des premiers jets privés, qui ressemblaient fortement aux avions de combat militaires. Le Learjet 23 peut être considéré comme le premier jet privé à part entière, bien que d’autres modèles tels que le Lockheed JetStar et le North American Sabreliner Jetstar aient commencé à parcourir les cieux bien avant lui. Avec sa vitesse maximale de 903 km/h et son autonomie de 2 945 km, [16] cet appareil de 1963 a de quoi faire pâlir ses prédécesseurs. Il devient même si populaire que le terme « Learjet » est employé par les grands de ce monde pour désigner un jet privé. [17]

Sa vitesse et son efficacité couplée à une conception et une structure fortement inspirée des jets militaires tels que l’avion de combat suisse FFA P-16 [18] ont permis au Learjet 23 de redéfinir l’expérience de vol en jet d’affaires. Il pouvait accueillir quatre passagers, et se révélait agile et facile à manœuvrer. Cependant, le premier prototype s’est écrasé, sans espoir de réparation, en raison d’une panne de moteur au moment de l’atterrissage [19]. Suivant les traces de Learjet, plusieurs concurrents commencèrent à concevoir leurs propres jets privés.

Un Dassault Falcon 20 sur un tarmac
Un Dassault Falcon 20 sur un tarmac

Dassault

En 1963, Dassault Aviation présente le Falcon 20, l’un des premiers concurrents du Learjet 23, un bimoteur fortement inspiré de l’expérience de l’entreprise en termes de conception et de production d’engins militaires [20]. Capable d’accueillir 12 passagers, le Falcon 20 peut naviguer à 417 nœuds sur une distance maximale de 1 920 mn. Conçu à l’origine comme un jet d’affaires, il gagne en popularité chez les voyageurs d’affaires, mais est employé dans d’autres domaines tels que les services d’évacuation médicale et de secours. Les gardes-côtes américains en exploitaient plusieurs [21] et FedEx y recourait pour transporter des marchandises aux États-Unis.

La génération suivante de jets privés Dassault s’inspire du succès du Falcon 20,[22] avec des modèles tels que le Falcon 7X. À une période décisive pour la croissance de l’aviation privée, la concurrence sur le marché donne lieu à une forte augmentation de la production d’appareils et à un important travail de développement des réacteurs, tandis que les constructeurs s’efforcent d’aller plus vite, plus haut et plus loin – des critères de performance qui continuent encore aujourd’hui de définir le secteur. La demande de modes de transport plus exclusifs conduit à la présentation du Falcon 10, qui affiche une capacité plus faible (six passagers et deux membres d’équipage), une vitesse de pointe de 907 480 km/h et une autonomie améliorée de 1 620 mn. [23]

Suite au succès du Falcon 10, le Falcon 50 [24] effectue son premier vol en 1976, en réponse à la demande croissante pour un appareil capable de traverser d’un seul trait les États-Unis d’une côte à l’autre. Le Falcon 50 devient le premier jet à effectuer des vols transocéaniques à répétition tout en respectant les règlementations très strictes de l’époque concernant le transport public. Bénéficiant d’améliorations portant sur les ailes à voilure supercritique, l’avion est propulsé par trois moteurs en configuration triréacteur, qui lui assurent une autonomie maximale de 5 830 km et une vitesse maximale de 870 km/h. [25]. De nouvelles améliorations sont apportées au Falcon 50 en 1995 avec le Falcon 50EX, qui propose une autonomie de 5 695 km et une vitesse de pointe de Mach 0,75.[26]

Bénéficiant de modifications mineures par rapport au Falcon 50, les modèles suivants de Dassault, les Falcon 900 et 2000, sont conçus de manière à répondre à la demande croissante pour plus de confort et d’autonomie. [27] La nouvelle génération de jets Falcon se caractérise par un fuselage large et un plafond de cabine plus haut, tandis qu’à l’extérieur, la combinaison des ailes supercritiques et du moteur triréacteur permet à l’appareil de se déplacer encore plus rapidement sur des distances plus importantes.

La conception et l’analyse assistées par ordinateur — avec le logiciel CATIA — permettent d’optimiser la conception et d’obtenir une réelle progression des paramètres de performance. [28]. Ce facteur, conjugué à la conception et à l’avionique en 3D, a facilité la production du Dassault Falcon 7X, le jet privé le plus sophistiqué de l’entreprise. [29] S’appuyant sur le succès de Dassault dans le domaine de la construction d’avions de combat tels que le Rafale et le Mirage, l’aérodynamique et les systèmes de commande de vol avancés du Falcon 7X offrent une meilleure analyse des données, réduisant la charge de travail du pilote, qui peut davantage se concentrer sur son vol. Le modèle emploie en outre la technologie FBW, un système de contrôle numérique hautement réactif qui améliore le contrôle du pilote, une fonctionnalité à l’époque inédite sur un jet d’affaires.

Gulfstream

L’entité Gulfstream Aerospace se sépare de Grumman Aircraft Engineering Corporation à la fin des années 50, pour se dédier au développement d’avions d’affaires commercialisables. En 1966, le Gulfstream II devient le premier jet d’affaires de l’entreprise, à peine trois ans après les Learjet 23 et Falcon 20 [30]. Ce bimoteur atteint une vitesse de 935 km/h et affiche une autonomie de 4 877,57 km [31], toutes deux au-dessus du Falcon 20. Conçu pour répondre à une demande accrue pour plus d’autonomie et de vitesse, [32] le Gulfstream III présenté en 1979 [33] bat un nouveau record en devenant le premier jet privé capable de survoler les deux pôles. Il se caractérise par sa vitesse maximale de 1 049,56 km/h et son autonomie de 6 295 km, qui dépassent celles du Dassault Falcon 50 de 1976.

Lancé en 1981, le Gulfstream IIB est pourvu d’un fuselage de Gulfstream II modifié et d’ailes à winglets [34]. Ce nouveau jet d’affaires propose une vitesse de pointe de 926 km/h, une autonomie maximale de 3 560 mn [35] et une capacité de 12 passagers et deux membres d’équipage. Le successeur du modèle IIB, le Gulfstream IV commercialisé en 1987, offre un cockpit entièrement vitré, [37], et une capacité de 13 passagers et deux membres d’équipage. Le Gulfstream IV-SP et le Gulfstream V sont lancés dix ans plus tard en 1997. [38] Propulsé par deux moteurs Rolls-Royce, le modèle V se caractérise par une autonomie de 6 675 mn, une vitesse de pointe de 941 km/h [39] et une capacité de 16 passagers et deux membres d’équipage. [40]

Au tournant du millénaire, les jets privés Gulfstream rencontrent de plus en plus de succès. En 2002, l’entreprise propose des modèles très longue portée, les G550 et G500. [41]. Elle lance environ à la même époque le G400 longue portée et le G300 moyenne portée. [42].Les améliorations proposées portent sur la conception et les performances, mais également sur le confort et la satisfaction des passagers. En 2005, Gulfstream est la première entreprise à proposer une connexion Internet haut débit embarquée, prenant ainsi en compte les besoins des clients et les tendances du marché [43]; elle offre également aux pilotes un canal de communication de secours. Lancé en 2009, le G650 est doté d’une très grande cabine, d’une autonomie améliorée et d’une vitesse maximale portée à 1 142,18 km/h. [44]

Un Cessna 501 Citation en attente de décollage
Un Cessna 501 Citation en attente de décollage

Cessna

Cessna entre sur le marché des jets commerciaux à la fin des années 60, avec la présentation du FanJet 500 en 1969. [45]. Caractérisé par de longues ailes droites qui lui permettent d’atterrir dans les petits aéroports, cet avion troque les turboréacteurs gourmands par des turbopropulseurs plus économes en carburant. Il peut atterrir facilement dans les aéroports saturés, [46] tandis que son envergure imposante lui octroie un taux de montée plus élevé, une croisière améliorée à haute altitude et l’angle d’attaque désiré à l’atterrissage. L’embargo pétrolier de 1973 contribue à accroître la part de marché du FanJet 500, grâce à sa faible consommation de carburant et son prix abordable [47] et cela malgré une autonomie de 2 414 km et une vitesse de pointe de 643 km/h, toutes deux inférieures à celles du Falcon 20 et du GII. En dépit de cette situation, la clientèle ciblée finit par privilégier l’autonomie et la vitesse sur les économies financières ; c’est pourquoi le FanJet 500 a connu quelques difficultés dans la course aux parts de marché sur le long terme.

En 1976, faisant suite au FanJet 500, Cessna lance le Model 501/502 Citation, affichant une vitesse de pointe de 643 km/h et une autonomie de 2 092 km. Ce modèle se caractérise principalement par ses commandes de vol avancées, qui renforcent la sécurité des passagers, et la simplicité de pilotage. Il offre de surcroît l’avantage d’une cabine permettant désormais d’embarquer huit passagers.

Le Model 550 Citation II lancé en 1977 fait l’objet d’améliorations supplémentaires. [48] Ce nouveau jet propose une autonomie maximale de 2 736 km, peut atteindre une vitesse de 708 km/h et dispose d’une capacité de 11 personnes. Le Model 650 Citation III est présenté en 1983, [49] avec une capacité de 15 passagers et des ailes à voilure supercritique en flèche, permettant d’améliorer les performances aérodynamiques de l’appareil. Ce nouveau modèle peut atteindre une vitesse maximale de 852 km/h et offre une autonomie transocéanique de 4 023 km. [50]

IEn 1984, Cessna lance le Citation S/II, version modifiée du Model 550 Citation II. [51] Une autre variante, le 560 Citation V présenté en 1989, propose une cabine et une soute plus vastes. [52] De nouvelles versions du Citation 650 III sont lancées en 1990, ainsi que les Model 650 Citation VI et VII, bénéficiant tout deux d’améliorations portant sur les ailes et les performances. [53] Une amélioration majeure est enfin proposée en 1997 [54] avec le Model 750 Citation X capable d’atteindre Mach 0,92 avec 15 passagers à son bord. [55] Ce modèle se caractérise par un poste de pilotage entièrement vitré, une voilure en flèche et de meilleures performances moteur.

Le Citation X, son nouveau modèle de pointe proposé à un tarif plus compétitif, a permis à Cessna de se défaire de sa réputation de fabricant d’avions lents, économiques et peu performants. En 2012, Cessna lance le premier prototype du Citation X+, son jet d’affaires le plus sophistiqué. Doté d’une queue en T à forte flèche et d’une voilure en flèche, il peut atteindre Mach 0,935 et dispose d’une cabine plus vaste et d’une avionique avancée.

Bombardier

En comparaison de Dassault, Gulfstream et Cessna, Bombardier est un nouveau venu sur le marché des jets. L’entreprise lance son premier programme dans les années 90, avec la série Bombardier Challenger, qui offre une impressionnante autonomie transatlantique. Elle acquiert Learjet en 1990. Parmi ses projets récents, on peut citer le Learjet 70/75 en 2013, [56] qui offre une autonomie de 3 815 km, une vitesse de pointe de Mach 0,8 et une capacité de sept passagers. Le Challenger 350 vient améliorer ce modèle en 2014, [57] avec une autonomie de 5 926,39 km, une vitesse de pointe de Mach 0,83 et une capacité de 10 passagers. [58] Cette même année, le Challenger 650 [59] propose de meilleures performances moteur avec une vitesse de pointe de Mach 0,85, une autonomie de 7 407,97 km [60] et une cabine permettant d’accueillir 12 passagers. [61] Le Bombardier Global 6000 figure parmi les best-sellers de l’entreprise avec sa capacité de 16 passagers, sa vitesse de pointe de Mach 0,89 et son autonomie de 11 111,96 km. [62], [63]

Examen détaillé des jets actuels les plus rapides au monde

Un jet d’affaires privé moderne survolant les nuages
Un jet d’affaires privé moderne survolant les nuages

Cessna Citation X+

Avec ses extraordinaires fuselage, ailes, commandes de vol et moteurs, il s’agit du jet privé offrant les meilleures performances au monde. L’aéronef se caractérise par un fuselage circulaire doté d’un radôme enveloppant la section avant de l’appareil, qui lui permet d’obtenir un meilleur angle d’attaque durant l’atterrissage. [64] Le pare-brise électrique chauffant assure le désembuage depuis l’intérieur et offre une meilleure résistance aux impacts d’oiseaux, tandis que les ailes et la queue sont chauffées à l’air chaud de manière à prévenir la formation de givre. La voilure supercritique améliore la vitesse sans accroître la trainée d’onde sur les ailes, [65] afin de permettre au Citation X+ d’approcher le mur du son. La voilure en flèche de l’appareil propose de meilleures performances [66] ben évitant la formation d’une force d’inertie due à l’onde de choc. La voilure en flèche assure une meilleure stabilité latérale, qui fait du Citation X+ un aéronef relativement stable et souple au pilotage.

Les ailes du jet sont situées sous le fuselage au lieu de le traverser en son centre, afin d’obtenir une plus vaste surface au sol ainsi qu’un espace supplémentaire pour les jambes. Grâce à son empennage plus important (21,09 m pour une longueur de 22,43 m), l’appareil offre un meilleur taux de montée et une meilleure vitesse de croisière à haute altitude. Le Citation X+ emploie des aérofreins et un déporteur pour atténuer les moments de tangage. La dérive hydraulique en deux pièces à commande numérique améliore le contrôle et la réponse, tandis que la queue en T très oblique de l’aéronef dispose de stabilisateurs d’assiette horizontaux mobiles.

Ce modèle est très économe en carburant grâce au système FADEC (régulation numérique à pleine autorité), qui fixe automatiquement le mélange de carburant et l’allumage, de manière à obtenir les meilleures performances dans différents scénarios. Ce système de contrôle intelligent calcule le régime moteur et la position des gaz afin de déterminer la quantité d’air pénétrant dans le moteur et définir le calage d’injection, en vue d’optimiser les performances du moteur, quelles que soient les conditions. [67]

Deux moteurs AE3007C2 Rolls-Royce à turboréacteur constituent le cœur de l’appareil. Ceux-ci emploient des pales sophistiquées et proposent une meilleure poussée que leurs prédécesseurs. Économes en énergie, les moteurs permettent à l’avion de bénéficier d’une autonomie de 6 407,89 km sans ravitaillement ainsi que d’une poussée de 31,29 kN chacun, afin d’améliorer la vitesse et l’autonomie. Face aux autres appareils de la catégorie, les jets légers offrent les meilleures performances, et le Citation X+ est bien plus léger que le Gulfstream G650 et le Dassault Falcon 7X. Il peut donc accélérer et naviguer à des vitesses impressionnantes grâce à la poussée importante de ses moteurs. [68]

Sur le terrain technologique, la suite avionique du cockpit G5000 du jet fournit au pilote une analyse claire du terrain, des conditions météorologiques et du trafic. Le système intègre des panneaux de contrôle à trois écrans LCD tactiles 36 cm WXGA haute résolution au format paysage. [69]. La technologie de vision synthétique Garmin permet au pilote d’analyser le terrain lorsque le pare-brise offre une mauvaise visibilité, dans l’obscurité, ou en raison d’intempéries, [70] afin d’améliorer sa connaissance situationnelle grâce à une vue en perspective détaillée des éléments de relief en 3D.

Lors des vols dans l’obscurité, en cas de faible luminosité ou en présence de nuages, les pilotes s’appuient sur les instruments du cockpit pour diriger l’avion. Le système LinxUS Air Work du Cessna Citation X+ offre des fonctionnalités de diagnostic en temps réel capables d’isoler les pannes et de résoudre rapidement les dysfonctionnements du poste de pilotage. [72] L’appareil embarque d’autres dispositifs de sécurité, notamment un système d’avertissement de proximité du sol, un système d’évitement des collisions et une radiobalise de repérage d’urgence. [73]

Les systèmes de divertissement embarqués, le vaste espace disponible pour les jambes, la cabine très haute, le cockpit entièrement vitré et la connexion à Internet haut débit garantissent une excellente expérience de vol pour les passagers comme pour l’équipage. En outre, les systèmes de communication en temps réel permettent aux passagers de passer des appels, d’envoyer des emails et d’assister à des réunions durant leur vol à une vitesse de Mach 0,935. [74] Le jet peut décoller et atterrir sur des pistes d’à peine 1 600 m, ce qui lui permet d’accéder à des aéroports impossibles d’accès aux aéronefs commerciaux à fuselage large.

Prix d’achat: environ 23 millions de dollars.

Un Gulfstream G500 au sol.
Un Gulfstream G500 au sol.

Gulfstream G600/500

La puissance des moteurs et l’efficacité de sa conception constituent les deux principaux facteurs à l’origine des impressionnantes performances des Gulfstream G600/500. Leurs ailes à voilure supercritique réduisent la trainée et la formation de tourbillons d’air, afin d’améliorer la vitesse et la stabilité à haute altitude. La voilure en flèche optimise les performances aérodynamiques de l’appareil, en minimisant la formation d’ondes de choc et en offrant une meilleure stabilité à haute vitesse. Par ailleurs, l’importante envergure des ailes garantit un meilleur taux de montée, de meilleures performances à haute altitude ainsi que la possibilité d’atterrir sur des pistes courtes. Une longue aile ininterrompue améliore l’écoulement d’air pour des déplacements plus confortables, et le recours à un matériau composite pour l’aile et les sections du fuselage réduit de manière substantielle le poids total du jet. Le nez et la très grande cabine entièrement vitrée permettent d’atteindre l’angle d’attaque souhaité durant l’atterrissage.

Économes en carburant, les moteurs Rolls-Royce BR725 des G600/500 contribuent fortement à l’impressionnante vitesse de pointe de ces jets. Offrant une poussée supérieure à celle des générations précédentes, les moteurs conçus sur mesure alliés à la gestion automatique des gaz assurent d’excellentes performances.

Les technologies modernes améliorent le contrôle et le confort en vol. Le G600 s’appuie sur un système de commandes de vol électriques informatisées activable lorsque le pilote automatique est engagé ou en présence du pilote. L’EVS (système de vision améliorée) intègre une caméra infrarouge embarquée, qui fournit au pilote une meilleure vue du terrain environnant lors des vols nocturnes et dans des conditions de faible luminosité. L’avionique du poste de pilotage a été optimisée de manière à renforcer la sécurité et réduire la charge de travail du pilote. À titre d’exemple, l’EVS est transmis à l’affichage tête haute (HUD) afin d’afficher les données dans le champ de vision du pilote, tandis que les images 3D couleur de la vision synthétique ou de réalité virtuelle améliorent sa connaissance du terrain et des obstacles pour une approche plus sûre lors de l’atterrissage.

La cabine modulaire propose différentes configurations pour le divertissement, les réunions et la détente. Par ailleurs, le GCMS (Gulfstream Cabin Management System) propose une interface interactive et intuitive grâce à laquelle les passagers peuvent facilement contrôler l’atmosphère de la cabine et personnaliser leur confort en vol. Un smartphone Apple iOS ou Google Android peut être employé pour ajuster l’éclairage de bord, les options de divertissement, le store des hublots et la température de la cabine, ou simplement suivre l’avancement du vol.

Prix d’achat: environ 65 millions de dollars.

Le Cessna Citation X dans un ciel bleu immaculé.
Le Cessna Citation X dans un ciel bleu immaculé.

Cessna Citation X

D’apparence très similaire à son successeur, le Cessna Citation X+, le Cessna Citation X offre un exemple des premiers modèles de pointe de Textron Aviation. Ce jet est pourvu d’une voilure supercritique en flèche et de winglets hautes performances assurant de meilleures performances aérodynamiques par temps chaud et à haute altitude, ainsi que d’une queue en T fortement repliée vers l’arrière. Il embarque par ailleurs deux moteurs Rolls-Royce AE3007C, par la suite modifiés sous la référence AE3007C2 sur le Citation X+.[75] Ceux-ci sont commandés par un système FADEC, qui améliore la consommation de carburant comme la vitesse et la portée du jet, sans dépasser les limites de performances des moteurs.

Le Cessna Citation X embarque une suite avionique Honeywell Primus 2000 [76] moins sophistiquée que celle du Citation X+, mais plus simple d’utilisation grâce à ses cinq écrans et à des systèmes de surveillance du trafic et d’évitement des collisions (TCAS II). [77] qui optimisent la sécurité du jet. L’iPad du cockpit fait office d’organiseur électronique de poste de pilotage, en permettant à l’équipage de consulter facilement les cartes des terminaux, les approches, les départs et arrivées ainsi que les manuels de la compagnie.

La large cabine de l’aéronef autorise un plus grand nombre de configurations et offre davantage d’espace pour les passagers. Conçu pour proposer une connexion ininterrompue, le système Wi-Fi embarqué permet aux passagers de communiquer avec l’extérieur en temps réel, comme s’ils travaillaient depuis leur bureau. Le niveau de montée à haute altitude du jet réduit les turbulences pour offrir un meilleur confort de vol.

Prix d’achat: environ 23 millions de dollars.

Dassault Falcon 7X

L’aile en flèche transsonique à voilure haute du Dassault Falcon 7X permet à l’appareil d’atteindre une vitesse et une altitude plus élevées tout en réduisant sa vitesse d’approche pour un atterrissage plus sûr. Ce modèle possède également des volets Fowler à deux obturateurs ainsi que des becs de bord d’attaque améliorant l’aérodynamique générale du jet. Une configuration moteur triréacteur accroît la vitesse et la portée de l’aéronef en employant des moteurs à turboréacteur PW307A plus efficaces et offrant une meilleure poussée. [78]

La technologie de commandes électriques optimise les performances ergonomiques du jet, notamment grâce à un mini-manche latéral similaire à celui des avions de combat, permettant au pilote de contrôler la direction de l’avion. Le poste de pilotage embarque le système Falcon EASyII à affichage tête haute (HUD) facilitant la tâche du pilote, [79] tandis que le commande de vol numérique garantit un meilleur comportement pour un vol plus confortable.

Prix d’achat: environ 54 millions de dollars.

Le Gulfstream G650ER en vol.
Le Gulfstream G650ER en vol.

Gulfstream G650ER

Le G650ER emploie le fuselage, les ailes et le système GCMS (Gulfstream Cabin Management System) des modèles G600/500, et embarque un système de commandes de vol électriques. Les moteurs Rolls-Royce BR725 A1-12 constituent une version modifiée des BR725 du G650, [80] tandis que le système de gestion automatique des gaz optimise les performances du jet indépendamment des conditions de vol.

L’aéronef fait appel à de nombreuses technologies, parmi lesquelles des ordinateurs de bord assurant automatiquement la surveillance et les ajustements minute par minute, et un système de vision améliorée facilitant les vols de nuit et l’atterrissage en cas de faible visibilité [81]. La suite avionique Gulfstream PlaneView II propose un meilleur affichage des données sur l’affichage tête haute (HUD) du cockpit afin de faciliter la tâche du pilote.

Purchase price: approx. $27 million.

Bombardier Global 6000

Fabriqué en fibre de carbone afin de limiter la consommation de carburant, le Bombardier Global 6000 est un jet léger, dont les ailes et le fuselage contribuent à d’excellentes performances aérodynamiques globales. Ce modèle possède une voilure supercritique en flèche ainsi que des winglets et une queue en T en flèche, qui améliorent sa stabilité aérodynamique à haute vitesse.

Le jet embarque de nombreuses technologies, notamment un affichage tête haute (HUD) fournissant immédiatement les données au pilote, [82] un écran tactile multifonction ainsi qu’un système de maintenance et de diagnostic permettant d’isoler et de corriger les dysfonctionnements du poste de pilotage pour une sécurité accrue. [83] Trois systèmes de gestion de vol (un système de référence inertiel, une radiobalise de repérage d’urgence et un système d’évitement des collisions) aident l’équipage à planifier les approches, les atterrissages, les arrivées et les départs. La cabine est dotée d’un bureau comprenant un réseau local (LAN), une connexion à Internet haut débit et un système de divertissement Airshow SX proposant une carte mobile et les informations du vol. [] Les passagers peuvent personnaliser l’atmosphère de la cabine de manière à obtenir le degré de confort désiré.

Prix d’achat: environ [84] millions de dollars.

Gulfstream G650

Le Gulfstream G650 possède une queue en T en flèche ainsi que des ailes à winglets, des ailerons, des déporteurs et des volets légers visant à améliorer la stabilité de vitesse durant le vol. L’aile est fixée sous le fuselage pour éviter d’entraver la cabine et offrir davantage d’espace aux passagers en position debout. Le cockpit ultra-large entièrement vitré de l’appareil est pourvu d’un pare-brise chauffant électrique résistant aux impacts d’oiseaux ainsi que d’un système d’affichage PlaneView recouvrant entièrement le poste de pilotage, qui dégage le champ de vision des pilotes et leur fournit l’analyse complète des données de performances.

Les deux moteurs Rolls-Royce BR710 C4-11, qui assurent chacun une poussée de 6 978 kg, [85] sont contrôlés par le système FADEC, optimisant l’efficacité et les performances de l’aéronef. L’affichage tête haute (HUD) permet aux pilotes de se concentrer sur leurs tâches, tandis que le système de vision améliorée améliore la visibilité lors d’intempéries ou de vols nocturnes. [86] Grâce aux dispositifs de commande à curseur conçus par Gulfstream, les pilotes peuvent commander plus efficacement les données essentielles du vol en consultant les couloirs de vol, les données radar, les systèmes d’aide à la navigation et les aéroports via un système de sélection à molette. [87]

De nouvelles améliorations technologiques ont été apportées aux modèles Gulfstream précédents, telle que la vision synthétique sur l’écran de vol principal, qui offre aux pilotes une représentation graphique en 3D du relief environnant, pour une meilleure connaissance de la situation, même en l’absence totale de visibilité. Véritable bureau volant, la cabine propose une connexion Wi-Fi, des communications satellites, un téléphone, un fax et une imprimante afin que les dirigeants d’entreprise puissent rester connectés sur le chemin de leur prochaine réunion.

Prix d’achat: environ 27 millions de dollars.

Un Dassault Falcon 2000LX sur le tarmac
Un Dassault Falcon 2000LX sur le tarmac

Dassault Falcon 2000LX

Le Dassault Falcon 2000LX est un jet d’affaires hautes performances à fuselage large capable d’accueillir huit passagers. Contrairement aux moteurs triréacteurs du Falcon 7X, le 2000LX est propulsé par deux moteurs à turboréacteur PW308 délivrant chacun une poussée de 2 767 kg. [88] Fabriqué à base de matériaux composites et d’alliages métalliques, ce jet possède une aile à double voilure en flèche visant à optimiser les performances ainsi que des stabilisateurs horizontaux et un cône de nez en composites de verre, en kevlar et en aluminium. Les chemins de déformation multiples et le faible niveau de contraintes permettent à ces dernières d’être transférées sur des chemins alternatifs en cas d’indisponibilité du chemin de déformation principal. La flèche de voilure à 25 % de la corde assure au jet un ratio de 7,66, sans entraver le fonctionnement des aérofreins.

L’aéronef embarque de nombreuses technologies, notamment au sein du poste de pilotage, équipé du système de gestion de vol Honeywell Primus Epic ; ce dernier facilite la navigation en permettant au pilote d’identifier le relief difficile et de rediriger la trajectoire de vol. Grâce aux systèmes de gestion automatique des gaz, le pilote peut consulter et optimiser facilement les performances du moteur. Le système d’affichage de vol possède quant à lui quatre écrans LCD : deux équipés d’un dispositif de contrôle à curseur et deux pourvus d’un clavier. [89] Les systèmes de sécurité préventifs du jet comprennent un indicateur d’assiette de secours électronique intégré, des lampes torches rechargeables et une boussole magnétique de secours.

Prix d’achat: environ 33 millions de dollars.

Dassault Falcon 900LX

Le Dassault Falcon 900LX est propulsé par trois moteurs TFE 31-60 en configuration triréacteur : chaque moteur délivre une poussée de 2 268 kg, tandis qu’un système de gestion automatique des gaz optimise leurs performances en fonction des conditions. Comparé au Falcon 2000LX, ce jet propose une cabine plus vaste et une capacité plus importante. Le cockpit ultra-large à vitrage intégral peut être désembué depuis l’intérieur. Outre la voilure en flèche au quart de la corde, les winglets et l’envergure optimisent la portance de l’appareil tout en limitant la trainée pour de meilleures performances en matière de vitesse.

La technologie du poste de pilotage du Falcon 900LX est très similaire à celle du Falcon 2000LX. L’avionique comprend la suite EASy Ii, une version optimisée par Dassault du système Honeywell Primus Epic offrant des cartes matricielles et un suivi météorologique par satellite, afin de permettre au pilote de connaître à tout moment les arrivées, les départs et les conditions climatiques, et de rediriger le trafic le cas échéant. [90] Deux écrans LCD mettent à l’honneur des dispositifs de commande à curseur, permettant au pilote d’actionner certaines commandes sans effort et de rester concentré sur le pilotage du jet. Par ailleurs, la vision synthétique offre une image 3D à code couleur de l’environnement de l’aéronef afin d’améliorer sa connaissance de la situation. [91]

Prix d’achat: environ 43 millions de dollars.

Un Citation Longitude au décollage.
Un Citation Longitude au décollage.

Citation Longitude

Deux moteurs Honeywell HTF7700L fournissant chacun 3 447 kg de poussée propulsent le Citation Longitude. [92] Fixées sous le fuselage, ses ailes présentent une forme très similaire à celle des autres modèles Citation et sont pourvues d’une queue en T fortement repliée vers l’arrière. La puissance du moteur et l’envergure du jet lui octroient une vitesse et une autonomie impressionnantes.

La cabine de l’aéronef possède un plancher plat permettant d’accéder facilement à la soute pressurisée et chauffée à l’air chaud. Les technologies novatrices équipant l’appareil comprennent un système de détection automatique de givrage, qui avertit l’équipage en cas de formation de givre à l’intérieur ou l’extérieur de la cabine. Le poste de pilotage est pourvu de gouvernes et de déporteurs à commande et freinage électriques ainsi que de deux systèmes hydrauliques autonomes redondants. L’avionique du cockpit comprend le système Garmin G500 de l’entreprise, doté de commandes sur écran tactile, d’un affichage tête haute (HUD) et d’une vision améliorée. [93]

Prix d’achat: environ 27 millions de dollars.

Vous souhaiteriez connaître le prix d’un jet privé ? Découvrez  le prix de vente d’un jet privé sur notre blog, ainsi que les cabines de jet les plus somptueuses dans notre article sur sur notre blog, ainsi que les cabines de jet les plus somptueuses dans notre article sur.

Facteurs influant sur le coût des jets privés les plus rapides au monde

Différents facteurs influent sur le prix d’un jet privé, parmi lesquels:

  • L’autonomie et la vitesse
  • Le cycle de vie de la conception
  • Les matériaux utilisés
  • La main-d’œuvre
  • Les coûts d’exploitation
  • La fiabilité
  • L’accessibilité des réparations et des pièces
  • Les services de maintenance inclus
  • Les investissements de recherche
  • La dynamique du marché
  • Les préférences du client
  • Les valeurs de la marque

Des facteurs stratégiques tels que l’augmentation des parts de marché et le renforcement de la notoriété de la marque sont également susceptibles d’influer sur les coûts des différents fabricants.

L’avenir de l’aviation et des jets privés

Le projet futuriste d’avion de passagers hypersonique parcourant la stratosphère
Le projet futuriste d’avion de passagers hypersonique parcourant la stratosphère

Les jets rapides de demain (à partir de 2019)

Les jets privés les plus rapides voleront à l’avenir à une vitesse supersonique ou hypersonique afin de répondre à la demande croissante de rapidité et de confort. Cette tendance à l’accroissement de la vitesse et de l’autonomie peut déjà être observée chez Cessna avec les modèles Citation X et X+.

Le NASA X-plane, dont la vitesse de pointe dépasse Mach 1, continue d’inciter les fabricants de jets privés à envisager des modèles capables d’atteindre une vitesse supersonique, voire hypersonique. Le Bombardier Global 6000 peut quasiment dépasser le mur du son, et son fabricant prévoit de dévoiler de nouvelles avancées avec les modèles Global 7000 et Global 8000. Ses principaux concurrents, notamment Dassault, Gulfstream et Cessna, s’efforcent d’accroître la vitesse de leurs jets pour atteindre des valeurs supersoniques et hypersoniques, en réponse aux besoins émergents.

Des modèles de jets privés capables de voler à la vitesse du son pourront être présentés dès 2019. De même, on prévoit l’apparition de jets supersoniques dans un avenir proche, tandis que la NASA poursuit ses tests de nouvelles technologies (le NASA X-Plane doit atteindre une vitesse maximale de Mach 2,2).

Les futurs concepts d’aéronefs en cours de recherche et développement

Les concepts fondamentaux actuellement étudiés et développés par les principaux acteurs du monde de l’aviation comprennent les véhicules aériens sans pilote ou sans équipage (drones), les avions électriques et les aéronefs à fuselage intégré. [94]. Le concept du jet sans pilote fait l’objet d’une attention de plus en plus soutenue dans l’espoir de réduire les coûts de vol globaux, en évitant les dépenses telles que les salaires des pilotes, les frais de déplacement et les séjours à l’hôtel. [95] Pour répondre à une demande croissante, les entreprises du secteur aérien doivent investir dans la formation des pilotes et des membres d’équipage. On estime à 200 000 le nombre de pilotes actuellement employés, un chiffre amené à grimper d’ici les vingt prochaines années, pour atteindre les 560 000. [96] En développant un aéronef sans pilote, les compagnies aériennes souhaitent réduire la demande future en pilotes tout en renforçant la sécurité des vols en abaissant la marge d’erreur humaine. [97]

D’autres concepts en vogue portent sur l’optimisation de la conception des avions. Le fuselage intégré est un concept innovant consistant à fondre en douceur l’aile à un large fuselage plat.[98] Le fuselage présente ainsi l’avantage de contribuer à la portance, alors que les ailes assurent l’équilibre et la stabilité de l’appareil. [99] En réduisant la zone de surface, ce mécanisme permet de mieux limiter la trainée générée par un fuselage cylindrique conventionnel afin d’optimiser la consommation de carburant et l’autonomie.

Les avions électriques constituent un sujet de recherche et de développement privilégié, et les fabricants se tournent vers l’aviation électronique en réponse aux préoccupations croissantes relatives aux émissions de carbone du secteur aéronautique. Les organes de règlementation nationaux et internationaux accentuent la pression en faveur du développement de modèles écologiques. Les différents prototypes en cours de test, notamment l’Alpha Electro II, l’E-Genius, l’E-Fan X et le NASA x-57, [100] se heurtent à des difficultés principalement liées à l’autonomie et l’efficacité. [101] À titre d’exemple, l’aéronef solaire suisse Solar Impulse 2 ne pouvait embarquer qu’un seul passager, et sa vitesse se trouve limitée par la faible production d’énergie de ses panneaux solaires. De surcroît, les avions solaires ne peuvent pas voler la nuit ni par temps couvert en raison de l’absence de soleil. L’embarquement d’une batterie offrant une charge supplémentaire est à exclure, attendu que ce poids supplémentaire porterait atteinte au faible poids de l’appareil et limiterait sa vitesse.

De nombreuses idées innovantes sont actuellement étudiées pour améliorer la vitesse et la portée des avions, parmi lesquelles un moteur novateur combinant le principe de fonctionnement d’un moteur de fusée (capable d’atteindre une vitesse supersonique et une haute altitude, où la trainée est quasi-inexistante) et du turboréacteur conventionnel. Le superstatoréacteur actuel reprend l’idée consistant à recourir à un moteur de fusée. [102] Il s’avère cependant difficile de ralentir la vitesse supersonique avant d’atterrir sur une piste conventionnelle. La fusion des principes du turboréacteur et du moteur de fusée est susceptible de résoudre le problème, le premier étant chargé de faire décoller et monter le jet à haute altitude avant que le second ne prenne le relais pour atteindre une vitesse supersonique. [103]

La technologie VTOL (aéronef à décollage et atterrissage verticaux) est également à l’ordre du jour; actuellement employée par les avions de combat, elle est amenée à équiper les aéronefs privés, qui pourront décoller et atterrir sur une petite section de piste.

Les futures technologies et le développement des jets privés

L’impression 3D permet d’optimiser de manière économique les modèles et les structures. Les chercheurs ont désormais la possibilité de fabriquer des prototypes en laboratoire et de tester chaque modèle l’un après l’autre, afin de développer des engins stables en termes aérodynamiques et présentant une excellente stabilité pour un coût limité. De surcroît, on escompte que les avancées liées à l’utilisation des matériaux composites conduiront au remplacement des alliages d’aluminium et d’autres métaux, tels que le titane, par des matériaux légers et résistants, comme la fibre de verre, le kevlar et la fibre de carbone. Le secteur de l’aviation s’oriente vers des modèles légers, structurellement rigides et très durables, proposés à des coûts abordables. Plus légers, disposant d’un moteur optimisé et conçus grâce à une technologie d’impression 3D, les jets de demain seront en mesure de transporter les passagers plus loin et plus rapidement.

Fait notable, le recours à l’impression 3D peut réduire de manière substantielle les coûts de main-d’œuvre et raccourcir la durée des cycles, grâce à un assemblage rapide effectué par machine. [104] Cette méthode permet en outre de fabriquer des modèles complexes en usine ; c’est pourquoi les jets privés du futur pourront afficher un fuselage entièrement différent.

Le développement de jets d’affaires supersoniques et hypersoniques réduirait radicalement la durée des parcours. Des avions civils supersoniques ont déjà été exploités, parmi lesquels le Tu-144 et le Concorde. Cependant, le coût d’exploitation et le bang supersonique de ce dernier ont finalement conduit à son abandon. Les chercheurs s’attachent désormais à développer des technologies durables destinées aux aéronefs supersoniques et hypersoniques, dont le NASA X-Plane, conçu pour passer le mur du son en silence avant d’atteindre Mach 2,2. [105]

Des « aéroports intelligents » innovants sont actuellement en développement afin de pouvoir accueillir les futurs jets privés ultra rapides en réduisant la part de l’humain dans la gestion du trafic aérien. Les cartes matricielles et les systèmes de gestion de vol équipant déjà de nombreux jets privés illustrent le recours croissant à ces technologies intelligentes.

Enfin, les services de taxi aériens permettront de réduire la congestion du trafic, de réduire les temps de trajet et d’améliorer la productivité dans les villes les plus engorgées de la planète. Afin que ce concept se concrétise à grande échelle, un nouveau système de contrôle du trafic aérien est nécessaire.

Les technologies capables d’influencer le développement des jets privés

Un avion de passagers décolle au crépuscule à proximité d’éoliennes.
Un avion de passagers décolle au crépuscule à proximité d’éoliennes.

Dans un contexte de sensibilisation aux questions environnementales et d’initiatives mondiales en faveur de sources d’énergie propres, la réduction des émissions de carbone demeure un défi pour les concepteurs aéronautiques, et continuera à dominer le secteur de l’aviation en tant que principal indicateur de performances des avions. [106] Le recours à un carburant propre et renouvelable représente une solution potentielle. Cependant, des recherches supplémentaires doivent être menées pour obtenir la vitesse et les performances désirées. À titre d’exemple, les turboréacteurs électriques actuels ne sont pas en mesure de fournir la vitesse ni l’autonomie escomptée, [107] tandis que les dimensions et le poids des batteries électriques et des panneaux solaires demeurent une contrainte.

L’énergie nucléaire ou à base d’hydrogène est un type de carburant propre prometteur. Une petite quantité de carburant peut générer une énorme quantité d’énergie et réduire le poids total de l’aéronef, tandis que son degré élevé d’efficacité permet d’accroître l’autonomie de l’appareil. L’énergie nucléaire est déjà employée par la marine américaine pour propulser ses imposants porte-avions et sous-marin, au moyen de la méthode éprouvée de la fusion nucléaire, permettant d’obtenir une quantité d’énergie par unité de masse supérieure à tout autre carburant conventionnel. [108] La poussée exercée par la combustion du carburant nucléaire peut également améliorer substantiellement la portée d’un avion et permettre d’atteindre des vitesses hypersoniques.

Le principal inconvénient du carburant nucléaire est lié à la sécurité. Une collision ou un crash [109]peut entraîner des conséquences graves et durables [110], [111], et les autorités aéroportuaires seraient contraintes de faire face aux difficultés de gestion des déchets nucléaires hautement radioactifs. Le moindre accident peut demander l’évacuation de plusieurs villes et régions parfois rendues définitivement inhabitables. Le développement de normes de technologie et de sécurité avancées pourrait réduire drastiquement le risque de dommages ou de contamination, par exemple en sécurisant les réacteurs nucléaires dans des sarcophages résistants aux accidents les plus intenses. Lors de l’explosion du sous-marin nucléaire russe Kursk, le réacteur nucléaire n’a ainsi pas été endommagé, l’appareil étant équipé d’une conception de ce type.

Les avancées révolutionnaires de l’intelligence artificielle impliquent que les avions sans pilotes ne relèvent plus de la science-fiction. Néanmoins, bien qu’un système entièrement sans pilote puisse renforcer la sécurité et réduire les coûts d’exploitation, des enjeux de sécurité subsistent, par exemple dans le cas où des criminels parviendraient à contrôler un vol depuis le sol et détourner les passagers. [113] À l’instar des drones militaires piratés, brouillés électroniquement ou forcés de se poser, [114][115] on peut craindre que des terroristes tentent de détourner un avion sans pilote à distance, sans même être tracés à l’aéroport. La technologie peut également faillir sans prévenir, un exemple vu récemment lorsqu’un véhicule autonome Tesla a subi un accident causant la mort de son conducteur. Étant donné qu’aucun système ne peut garantir une sécurité totale, de nombreux experts estiment que l’’intelligence artificielle doit s’attacher à réduire le nombre de membres d’équipage et non les éliminer complètement, afin qu’une personne puisse intervenir en cas d’urgence. Cette méthode présente l’avantage de réduire les coûts d’exploitation tout en limitant le risque de cyberattaque.

Conclusion

Ce rapport permet de tirer une conclusion claire : l’industrie des jets privés n’est pas en déclin. Grâce aux avancées technologiques permettant aux fabricants d’avions de créer des aéronefs plus rapides, il sera de plus en plus facile de parcourir le globe.

Vous désirez faire appel aux jets privés les plus sophistiqués du marché pour vos déplacements ? contactez notre équipe en ligne ou appelez-nous au +1 516 432 5901 pour obtenir une solution sur mesure pour votre affrètement de jets privés..

SELECT UP TO MORE -

YOUR SELECTED AIRCRAFT ARE READY TO COMPARE

COMPARE NOW
  • RESPONSABLES DE CLIENTÈLE DÉDIÉS
  • SANS ENGAGEMENT
  • 25 ANS D’EXPÉRIENCE
  • DISPONIBLES 24H/24, 7J/7